Cinq minutes d'inattention, de la part de Wilhelm Steinitz, lors de la partie contre Anderssen, dans le tournoi pour le titre de premier champion du monde des échecs, à Londres, en 1866.
Dans une salle close, sans fenêtre, aux murs jaunis, deux hommes sont assis, face à face, aux extrémités d'une table sur laquelle est peinte un échiquier.
Des hommes, de rares dames, accoutrés façon fin du dix-neuvième siècle, sont assis autour d'eux, un peu en retrait. D'une entente tacite, les deux hommes ne s'intéressent pas à leur entourage, quant aux gens qui les regardent, ils ont les yeux posés sur la table et, peut-être par pudeur ou par simple convention sociale, ils regardent très peu le visage, l'expression, l'individualité reliée aux mains qui déplacent les pièces. Le premier joueur porte une cinquantaine d'années comme l'on porterait un manteau emprunté. Son regard, d'un bleu perçant, semble à celui d'un jeune enfant qui observe tout avec curiosité. Seuls son crâne dégarni et sa gorge pendante laissent paraître une certaine lassitude.
L'autre est jeune, il a vingt-huit ans, grand, gros, il porte une barbe en queue de paon, les cheveux sont de longueur moyenne, rien qui ne soit choquant pour un jeune intellectuel de son époque. Il impose sa stature comme un train arrive en gare.
Cet homme, un peu trop jeune pour la place qu'il occupe, s'égare dans ses pensées.
--- C'est un éternel défi que de jouer avec lui. Ils disent tous qu'il est impitoyable, moi je le trouve plutôt habile, le vieux renard.
Grâce à quelques victoires, qui n'étaient pas du tout prévues en ma faveur, je me suis attiré un petit groupe de partisans.
Ces gens (jeunes fanatiques pour la plupart) ont fait en sorte que je joue ici aujourd'hui.
Anderssen, le grand-maître, déclare partout qu'il a pour moi une très grande estime. Il dit que je figure parmi les recrues les plus prometteuses.
Dans un journal, il déclarait, suite au tournoi d'il y a trois ans, que des jeunes, comme moi, lui faisaient courir du sang neuf dans les veines. Bon, je n'ai rien à ajouter à cela. Je suis arrive sixième à ce tournoi, c'était minable.
Une chose, au plus profond de moi a changé depuis ce tournoi. Maintenant, je sais que je veux faire une carrière avec ce métier. J'ai compris que de toute façon, il est trop tard. Je ne ferais jamais plus rien d'aussi bien que cela et puis, c'est toute ma vie.
Je ne suis quand même pas arrivé ici complètement dénué. Ça fait des mois que je me prépare. Il ne peut pas savoir à quel point j'ai étudié son jeu. Il doit y avoir longtemps que personne ne lui a rendu cet hommage. J'ai recherché toutes les transcriptions possibles des parties qu'il a disputées. Cela en valait vraiment la peine... Même celle que j'ai dû acheter à cet escroc, un petit filou de faubourg. J'avais fait une offre d'achat à son petit frère, il n'avait qu'à me la copier. Ce jeune morveux n'a pas voulu et la crapule qui lui sert de grand frère a sauté sur l'occasion. Il m'a vendu l'original et le péteux s'est retrouvé sans rien... Tant pis pour lui, quand votre frère est un voleur, il faut apprendre à être généreux. Toutes ces parties ont façonné le contenu de mes études. Elles étaient toutes importantes, je les connais toutes par cœur (enfin presque !) Grâce à ces précieuses études, je sais que je peux le prendre par surprise, il ne s'attend pas au nouveau moi. Je vais le dérouter et ses lèvres n'auront plus que la force de grincer le juron " malepeste ! "
Cela suffit avec la vantardise ! Non, ce n'en est pas, j'ai le droit de prétendre à le vaincre. Je sais que je peux gagner en ne répondant pas à ses attaques. C'est un très grand guerrier, un loup de la pire race, à presque cinquante ans, il est plus vif qu'un serpent. Mais... Il est habitué à ce que l'on réponde à ses attaques par d'autres attaques... Erreur, ce serait la pire façon de faire, ce serait signer mon arrêt de mort. Dans chaque acte agressif, il y a toujours un talon d'Achile, moi je répondrai différemment à son jeu. Il n'a jamais joué contre une forteresse, aujourd'hui, la forteresse, c'est moi.
Wilhelm, vous n'êtes qu'un prétentieux !
Elle aurait dit ça de sa voix la plus tranchante, plus tranchante qu'une hache. La hache sur le cou du coupable... Ma mère avait le sens du juste, et une terrible punition tombait sur le moins juste. Elle aurait décidé de tous les châtiments, de la manière la plus partiale, selon ses préjugés. À l'en croire, nous étions tout bons pour la potence. Elle ne connaissait pas la justification, l'atténuation de la cause.
Pour elle, un regard porté à ma cousine, a ses formes longues et gracieuses, un regard qui eut porté en soi traces d'éternité, était puni à coups de bâton.
Wilhelm, votre prétention vous perdra ! Et sur cela, elle avait bien raison. Je n'ai à peine que trente ans et déjà, je suis esclave de ma passion. C'est cette passion, seulement cette passion qui peut me procurer cet immense bonheur que je ne crois pas être capable de décrire.
Prétentieux ? Oui, je crois que oui. Mais ma prétention, la seule, la vraie, c'est celle qui me permet de rester de longues heures assis à penser, habille de ce grand et robuste corps. Ce corps qui servirait mieux, à court terme, mon peuple en travaillant aux champs. Cela, selon moi est mon unique péché. J'ai la prétention d'être plus utile assis que debout.
Nous ne sommes pas tous pareils, heureusement. Pauvre étudiant à Vienne, je ne sais pas ce que j'aurais fait sans le bon patron d'auberge qui, de temps en temps, m'offrait une assiette de soupe chaude pour combler mon estomac affaibli. Il eut été à la table de flanc, absorbé par une partie lui aussi, que le cas de nos estomacs ne se serait pas réglé aussi facilement. C'est pour cela que je suis content de ce que chacun de nous est, et que je sais ce que moi je dois être. Le premier champion du monde des échecs.
Je repense à mes débuts, mes premières heures passionnées, entièrement dédiées à soupeser l'influence d'un coup. Je n'exécutais jamais de mouvement sans réfléchir, très longtemps, sur les éventuelles réponses, toutes, même les plus inusitées. Et les contre-coups que j'aurais pu y faire. J'allais en avant, comme cela, jusqu'à ce que je ne puisse plus contenir toutes ces données. Finalement, je me lançais à l'assaut.
Les années passaient, je grandissais, l'estime que je maintenais pour ma petite personne aussi et c'est pour cela que je me dirigeais droit vers la catastrophe. Et oui, la fin la plus terrible qui peut frapper quelqu'un d'exceptionnel, c'est de devenir minable. Laisser la paresse de l'intellect surpasser l'imagination. Je stagnais. Je jouais aux échecs comme certains vont à confesse ou d'autres côtoient l'amour, sans grande conviction.
Je me contentais d'en donner toujours seulement un peu plus que ce que pouvait faire mon adversaire, j'avais cessé depuis longtemps d'évaluer toutes les combinaisons possibles et c'est pour cela que, continuant de la même façon, je serais toujours resté un joueur médiocre. J'étais entré dans le cycle de ces joueurs qui, toujours assis aux mêmes tables, dans les mêmes cafés, jouent toujours les mêmes parties contre des adversaires qui ne connaissent que trop bien les mêmes pas de danse. Une vieille troupe de cirque qui exécute chaque soir son numéro, omettant l'enthousiasme d'antan.
Le rite était devenu le suivant. L'échiquier sous le bras et le ventre vide, j'arrivais au café. Je m'approchais d'une table ou, de préférence, deux nobles ancêtres, comme deux automates, jouaient une partie refaite déjà à l'infini. Je suivais la partie pendant un temps et demandais ensuite l'honneur de disputer une partie avec celui de ces messieurs qui avait eu une finale heureuse.
Je ne dis jamais que je voudrais tenter ma chance, ceci aux échecs est une expression qui n'a pas sa place.
Ils commençaient à me connaître, mais l'honneur de leur seigneurie n'aurait su leur permettre de se soustraire à la proposition. Pour moi, ils étaient devenus tous si monotones, je dis " devenus " parce qu'avant, avant de savoir comment les battre, ils étaient mes maîtres, je leur prêtais les mêmes vertus que les Grecs entretenaient pour leurs divinités. Mais voilà, il y avait trop longtemps qu'ils avaient cessé de chercher quelque chose de nouveau, d'ailleurs plus personne ne leur proposait de nouveauté, ou si peu. La tour d'ivoire avait grandi et durci, ils étaient vieux, et donc respectables, et plus personne n'osait les déranger. Ils se couchaient le soir avec toutes leurs illusions intactes.
Comme pour des curés : on se décoiffe, on les appelle mon père et on va à la messe quand une occasion s'y prête, mais qui imagine vraiment que par eux passe la force céleste ?
Beaucoup de jeunes n'avaient pas l'audace nécessaire pour proposer une partie à l'un de ces vieux boucs qui, sûrement, l'aurait regardé avec mépris. C'est que tout le monde commettait la même erreur, tous se laissaient impressionner et les suivaient dans leur cheminement de jeu. Leur proposer une nouvelle sortie de jeu aurait signifie les confondre, les dérouter, leur enlever leurs réponses toutes faites. La nouveauté, l'inconnu, voilà ce qui leur aurait fait peur.
Mon jeu, plus jeune, plus svelte avait le dont de leur faire prendre conscience de leur âge avancé, ils réalisaient, tout d'un coup, qu'ils étaient engagés dans un processus irréversible. Une peur amère les prenait à la gorge, un sentiment de panique venait leur serrer la tête, les empêchait de penser. Loin de moi l'idée de diminuer ces agréables fidèles des cafés viennois. Ils m'ont aidé, ne serait-ce que pour réaliser ce que je ne voulais pas, ils m'ont aidé, dis-je à définir mon destin.
Ainsi, ils perdaient et moi, j'empochais la petite somme sur la table, pourcentage des mises effectuées durant la partie. Ces pauvres diables savaient, ils le savaient, avant même de commencer la partie, que je gagnerais. Dans mes yeux, il n'y avait pas de place pour le retour en arrière. C'est tout mon être qui venait les toiser, ils n'avaient plus qu'à architecturer leur défaite.
Sans autre cérémonie, je me levais, refusais la revanche, rangeais les pièces de l'échiquier et le peu de gloire récoltée dans la boîte de bois. Avec un joli sourire, timide et humble, je laissais le vieux, hébété d'incompréhension, les yeux égarés, fixés encore sur la table qui avait supporté sa défaite. Une main qui, négligemment, grattait son front malsain. Je les abandonnais devant la défaite.
En reculant devant la revanche, que l'honneur aurait dicté, je me dirigeais vers la sortie. Une fois sur deux, quelque jeune imberbe se dressait sur mon chemin. Une fausse contenance lui donnait l'air plus surpris que moi de cette rencontre. Il en profitait pour me saluer, avec le respect dû.
Tout en me prenant l'épaule et en me félicitant pour ma victoire, ses yeux tenaient un autre langage. L'espérance de ces jeunes idiots était que je me rappelle les avoir déjà vus pratiquer le digne sport du damier et que je leur propose une partie pour avoir le luxe de me la refuser. Ils restaient des heures, manquaient des cours importants dans le but de perfectionner leur jeu aux échecs. Ils me connaissaient, ne me parlaient pas mais, à voix basse, parlaient de moi.
Je gagnais les vieux, alors qu'ils n'osaient même pas leur proposer une partie.
Après avoir fait semblant de me reconnaître, ils me couvraient de leurs fleurs, de leurs compliments. J'étais le plus grand, le plus fort, l'orgueil de ma génération. Eux-mêmes aimaient jouer aux échecs, mais, jamais, ils n'auraient espéré atteindre un niveau si imposant. Après quelques instants d'émouvante dévotion, je mettais un frein, je leur proposais de disputer avec moi une partie. Non ! Peur. J'étais bien trop brave. Comment auraient-il osé se mesurer à moi ? Comment... ?
Ils ne voulaient pas jouer. Perdre mais risquer d'apprendre quelque chose, non, ce qu'ils voulaient c'était avoir leur nom écrit au tableau des tournois et être acclamés par leurs copains. Je les connaissais bien, j'étais l'un des leurs, avant. Avant ma rencontre avec le vieux Joseph.
Trois heures du matin, une fine pluie se déposait doucement à nos pieds. Depuis onze heures, nous n'avions pas abandonné la terrasse. Tous nous avaient laissés seuls. Nacha nous avait courageusement apporté de la bière, juste un peu avant, mais elle avait finalement décidé de fermer ses portes et était allée se réfugier dans le lit qu'elle partageait avec ses deux filles. Le petit matin aurait tôt fait de l'en délogée.
La première partie, celle que nous terminions à l'instant, avait été un fiasco pour moi. Le vieux Joseph m'avait battu. Je ne lui avais pas opposé le dixième de résistance que j'aurais pu. Je jouais toujours en fonction de l'adversaire qui était assis en face de moi, je n'aurais jamais cru que cet ancêtre en avait autant à me montrer. Mon roi couché, gisait là, dans sa déchéance…
Le vieux Joseph pris l'échiquier, le retourna et commença à replacer les pièces aux endroits destinés au commencement d'une nouvelle partie. Incrédule, je le regardais. Il mis toutes les pièces, lentement, chaque mouvement était accompagné de toute la force de sa concentration. Après avoir méticuleusement tout placé, chaque joueur ayant son petit carré blanc à droite, chaque reine sur sa couleur, chaque rangée de petits soldats armés, tournés vers l'ennemi, prêts au combat, n'attendant que l'ordre du général, le vieux s'appuya sur ses coudes et se mit à attendre.
Je ne comprenais toujours pas le pourquoi de cette deuxième chance.
Cet homme surprenant ne me regardait pas, son regard était fixé un peu au-dessus de mon épaule droite et, intuitivement, je savais ce qu'il voyait.
C'était moi, le vrai moi, celui qui n'avait pas bu toutes ces bières en trop, celui qui ne s'était pas laissé aller à des coups faciles, sans profondeur de champ. Tous ces stupides coups, que je m'étais abandonné à faire durant la première partie, un peu par paresse, un peu parce que l'enivrement et le sentiment de grandeur, dérivant des nues de l'alcool, m'avaient fait croire que même en ne regardant pas très loin, j'aurais toujours trouvé une solution, tel le chat qui, envoyé en l'air, trouve toujours le moyen de retomber sur ses pattes.
La défaite m'avait fait l'effet d'une douche froide. Le vieux Joseph avait tout vu et il semblait sûr, maintenant, qu'en recommençant il se mesurerait à un jeune joueur intelligent, qui aspire à utiliser toutes ses capacités. C'était cela qu'il regardait au-dessus de mon épaule, ce moi plein de rêves, de soif de conquêtes, qui tirerait profit de tout le pouvoir intellectuel mis a la disposition de ce corps maintenant lucide. Celui qui utiliserait cette faculté de penser, d'élaborer à dimensions humaines, une partie qui le porterait, nous porterait, ce jeune intellectuel et moi, vers la joie sincère découlant de la victoire.
Je donnais le coup d'envoi pour une position de base facile, élastique, visant à l'avantage.
Le plus simple aurait peut-être été de chercher à manger plus, d'échanger en tramant d'en prendre toujours un de plus. Une fois l'adversaire en difficulté, à bout de souffle, je pourrais le mettre mat avec un avantage de deux ou trois pièces, achever ce roi seul, abandonné de ses forces. J'avais déjà pratiqué ce genre de parties, trop souvent. Je décidais de ne plus jamais y avoir recours. Je méprisais maintenant la facilité et me faisais le serment de laisser la médiocrité des parties mathématiques aux joueurs sans imagination.
Inventer, je voulais réinventer la partie d'échecs, ce soir-là, et Joseph savait ce qu'il stimulait en moi en tenant ses yeux fixés là où, avant, personne n'avait jamais rien vu.
Après une belle élaboration du champ de bataille et quelques coups menaçants pour le conduire où je voulais, la victoire était dans ma poche. Je ne saurais retracer précisément nos mouvements. Dans tous les moments qui se trouvent au-delà de la compréhension humaine, l'intellect est tellement occupé à fournir l'effort, qui sert à se rapprocher de la divinité, que la mémoire ne parvient à enregistrer que les rares moments d'hésitation.
Joseph m'a-t-il laissé l'emporter ? A-t-il facilité ma réussite ?
Non, Joseph n'aurait pas pu me donner comme vérité un mensonge.
Tout pour moi, tout le reste de ma vie dépendait de cet instant. Plus cette certitude se faisait concrète devant mes yeux, plus l'adversaire me rendait les choses difficiles, plus j'étais heureux.
Étrangement, après un premier temps, une petite troupe de gens s'était amassée autour de nous. Je m'aperçus qu'il ne pleuvait plus et que l'air avait perdu cette pesanteur nauséabonde qu'il avait toujours eue avant et que, jusqu'à cet instant, je n'avais jamais remarquée.
Après le mat, sans proférer une parole, je me levais de ma chaise et m'éloignais de la table, de la terrasse, du petit attroupement et du monde en général.
J'étais nouveau.
Cette nuit-la, je ne sais plus si c'est moi qui volais ou si c'est le monde entier qui était descendu d'une douzaine de mètres au-dessous de moi.
L'histoire a donc suivi son cours et me voilà jeune prétendant au trône de champion du monde. Celui qui remportera ce titre en deviendra le premier porteur de tout les temps. Car s'il y a eu plusieurs tournois, jamais l'univers (Angleterre - France - Autriche) ne s'était doté d'un championnat mondial. C'est le premier, et il sera à moi ! Je ne peux croire à ma chance...
Je sais que mon adversaire compte sur sa forte personnalité pour que les autres lui répondent en son langage. Ceci est une erreur que je ne ferai pas, car elle me coûterait la partie. Je serai fort, une forteresse imprenable. Il m'attaquera, mais je ne répondrai pas. Il s'épuisera sur mes murailles et, à aucun moment, je ne me préoccuperai des défis lancés, des menaces vaines. Quand l'on veut arriver à un but, l'orgueil n'a pas sa place. Je lui laisserai donc le rôle du conquérant. Moi, je n'aspire qu'à la victoire, je ne veux que devenir le premier champion du monde des échecs. Échecs, un bien drôle de mot, ceci dans un bien drôle de monde…
Bon ! Il a encore commencé avec un de ses mouvements agressifs... Il veut me faire trembler. Je dois, dès maintenant élaborer ma petite maison et, s'il veut venir s'y frotter, il y perdra ses plumes.
Déjà, en emmenant mon cavalier, je couvre. Ensuite, mon roi... De biais...
Wilhelm Steinitz remporta la partie, ainsi que le tournoi et fut consacré champion du monde des échecs. Le premier de l'histoire mondiale de ce très beau jeu. Félicitations à ce jeune homme !