Toute la force, la rage, la brutalité des éléments viennent s’assommer, se disperser contre l’apparente nonchalance du récif, et ceci, irrémédiablement, sans lâcher prise une seconde, avec insistance, dans un combat perdu d’avance, où même la plus gigantesque des volontés n’y peut rien.
Le phare des Sanguinaires est son refuge. Il voudrait qu’il le reste à jamais. Seulement, il sait bien que ce morceau ne lui appartiendra bientôt plus, qu’il a beau s’y agripper de toutes ses forces, il s’en ira, emporté par un souffle.
L’effondrement par le haut, dans toute sa verticalité, dans toute sa profondeur, l’ultime fragment que l’on voit s’éloigner, « le reverra-t-on un jour ? » Nul ne le sait.